.

.
Cliquer sur le logo pour en savoir plus

lundi 25 octobre 2010

A PROPOS DE VOTRE PANIER DE LÉGUMES

Voici la liste des produits distribués en 2010-2011, un relevé de leurs prix et quelques informations données par Claude Jouve, notre producteur de légumes qui en est à sa deuxième année de conversion BIO. (*)
Nous avons souhaité le BIO, eh bien, nous sommes en train de découvrir qu'en BIO la culture est tout à fait différente de la culture conventionnelle et que, donc, la production varie : en quantité, en aspect...

En BIO, les traitements ciblés pour combattre les maladies dues aux petites bestioles qui nous entourent : « noctuelles », « pucerons », « cicadelles », « aleurodes » et autres « acarioses bronzées » (mon dieu ! ! que c'est beau comme noms) existent mais ils demandent une réactivité, une attention de tous les instants.
Chaque année est différente pour Claude qui doit s’adapter à ce mode de culture sans jamais relâcher sa vigilance. Les conditions climatiques sont changeantes : températures, taux d'humidité, vent, grêle, neige, canicule.. Les semences ne sont pas toujours disponibles. Les infestations de vilaines bestioles ne préviennent pas : c'est une lutte permanente!

Alors ne nous étonnons pas de trouver des produits non calibrés, parfois petits, de manquer de tel ou tel légume, d’avoir des salades un peu montées, des feuilles tâchées, etc… Seul notre œil n’y trouve pas son compte : les légumes sont, le plus souvent, aussi bons et toujours aussi sains.
Il faut bien que la terre s'habitue à ce mode de culture et redevienne vivante.

Certains prix ont augmenté, en voici les raisons, légume par légume

Carottes : Le coût de la main d'oeuvre qui est une composante essentielle du prix, augmente : on désherbe à la main. (En conventionnel, on pratique le désherbage chimique).
Céleris en branches : la technique bio entre les semis et la récolte est délicate ; il y a eu des pertes importantes.
Choux de Bruxelles : il y a eu moins de poids récolté par pied, mais cela est dû au changement de fumure.
Courgettes : incontestablement, il s’agit de la plus forte augmentation. Il a fallu renouveler les plantations toutes les trois semaines au lieu de tous les deux mois en conventionnel.
Fenouil : le cycle de production n'est pas encore bien maîtrisé, il y a eu des montées à graines.
Oignon jaune : la semence est plus chère en bio.
Potimarrons : ils sont sensibles à l'oïdium, la récolte est donc moins abondante.
Radis : en bio, il y a plus de mauvaises herbes, plus de désherbage et donc un coût de main d'oeuvre plus important.
Tomates allongées et rondes : le coût de la semence bio est plus élevé.

D’autres légumes ont augmenté par réajustement en rapport aux prix pratiqués en bio.
Mais le principal facteur d'augmentation est le coût de la main d'œuvre avec le désherbage manuel des parcelles.

Enfin, certaines semences ont manqué en bio :
Salades Romaines et haricots « coco »

Par contre dix sept sont restés stables comme : L'ail, le basilic, le brocolis, le canaris, les choux (six variétés), les courges, les épinards, le melon, le navet, la pastèque, les pois gourmands, la pomme de terre d'hiver.


(*) Il faut trois années consécutives sans pesticides et engrais de synthèses pour obtenir l'agrément en culture biologique.(deux organismes certificateur : Ecocert et/ou Qualité France)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire